Pouilly-sur-Loire AOC (Centre) Loire

Pouilly-sur-Loire, attention ! A ne pas confondre avec les trois Pouilly du Mâconnais (Pouilly-Fuissé, Pouilly-Loché et Pouilly-Vinzelles). Ici, l’appellation fait face  à Sancerre. Sans doute est-il nécessaire de préciser que les AOC Pouilly-sur-Loire et Pouilly-Fumé sont implantées sur une même aire délimité. Leurs vignobles s’étirent sur une vingtaine de kilomètres occupant les collines qui bordent la rive droite de la Loire. L’appellation couvre sept communes du département de la Nièvre:

  • Garchy,
  • Mesves sur Loire,
  • Pouilly-sur-Loire,
  • Saint-Andelain,
  • Saint-Laurent-l’Abbaye ,
  • Saint-Martin-sur-Nohain ,
  • Tracy-sur-Loire.

Un seul cépage, le chasselas

Si  les vins d’appellation Pouilly-Fumé sont élaborés  à partir du seul sauvignon blanc, les vins de l’appellation Pouilly-sur-Loire proviennent majoritairement du chasselas complété ou non par du sauvignon blanc. Ce cépage isolé, surtout apprécié pour ses excellents raisins de table (voir l’AOC chasselas de Moissac), se retrouve loin de ses terres de prédilection, la Savoie, la Suisse (le fendant suisse du Valais), voire l’Alsace, des régions réputées pour produire à partir du chasselas des vins secs et parfumés. Il a pourtant trouvé sur cette rive de la Loire, en bordures de Bourgogne et du bassin parisien, une implantation idéale :  des sols  kimméridgiens de terres blanches au centre du vignoble, siliceux à l’est et au nord-ouest de Tracy, et des terrasses sableuses au sud de Pouilly-sur-Loire. Le chasselas offre ici  des vins faciles à boire, gouleyants en raison de leur teneur en alcool modérée et de leur peu d’ acidité. Ils n’en sont pas moins des vins de caractère, avec des différences gustatives sensibles selon les terroirs. Les arômes, d’intensité plutôt discrète  rappellent souvent l’amande fraîche et la noisette. Ils se gardent deux à trois ans maximum.
La production est aujourd’hui de 2800 hl. L’appellation recense 79 viticulteurs dont 68 vinificateurs (58 caves particulières, 3 caves coopératives et 7 négociants). La superficie en production se monte à 43 ha.

Quand Pouilly fournissait Paris en raisin de table

Pouilly-sur-Loire fut au milieu du XIXe siècle un important producteur de raisin de table avec le chasselas. Devant la demande (le raisin de table de Fontainebleau et les espaliers de Thomery n’étant alors plus suffisant pour fournir la capitale), on fit appel à Pouilly-sur-Loire pour palier à la pénurie. Il faut dire que Pouilly était depuis 1861 desservie par chemin de fer. Chaque jour, un train spécial partait  à 16 h, dès fin septembre pour apporter les  paniers de chasselas, le fameux doré de Fontainebleau aux Halles à Paris avant minuit. Une culture qui fit la fortune des vignerons mais qui prit fin à l’arrivée du mildiou et surtout du phylloxera en 1890.

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