Saint-Chinian-Roquebrun est l’une des deux appellations communales de Saint-Chinian (avec Berlou), elle aussi réservée aux vins rouges. Entre mer et montagne, aux portes du parc naturel régional du Haut-Languedoc, Roquebrun est un  village dont la signature est la lumière. Ici, non seulement la vigne sur 400 ha bénéficie d’un microclimat exceptionnel mais elle partage sa culture avec celle des orangers, des citronniers, des mandariniers qui poussent en pleine terre.

Sur des coteaux schisteux

D’ailleurs, Roquebrun n’est-il pas surnommé à juste titre le petit Nice de l’Hérault. Ainsi, faisant corps avec la montagne qui la protège, longé par l’Orb qui tempère son climat, cette terre bénie des dieux offre à ses vignes la meilleure exposition du soleil : coteaux schisteux, en terrasses, exposés plein sud. Les schistes représentent 80 % des terres viticoles de la commune. Ils sont à la base de la réputation des vins de Roquebrun concrétisant la typicité de ce terroir.

70 % au moins de syrah, de grenache et de mourvèdre

Les Saint-Chinian-Roquebrun sont issus d’un assemblage de trois cépages au minimum, syrah,  grenache noir et mourvèdre qui représentant au moins 70 %. Le carignan est inférieur à 30 % ainsi que le mourvèdre, le grenache noir supérieur à 20 % et la syrah supérieure à 25 % (le cinsault est exclu). Résultat, des vins qui offrent une puissance aromatique complexe (fruits rouges) avec beaucoup de rondeur en bouche, des notes dʼépices et des tannins très fins.

Les vignes ont cinq ans au minimum (dix ans pour le carignan noir). La taille courte est obligatoire (gobelet ou cordon de Royat) et le rendement est fixé à 40 hl/ha au maximum. Enfin, la récolte manuelle est obligatoire.

Les communes de l’appellation

  • Cessenon-sur-Orb,
  • Roquebrun,
  • Saint-Nazaire-de-Ladarez,
  • Vieussan.

La production s’élève à 2000 hl par an en moyenne soit 270 000 bouteilles.