Château Brane-Cantenac, AOC Margaux (Médoc, Bordeaux), Deuxième Cru (Classement de 1855), vin rouge : ce domaine de 90 ha (dont 45 ha pour le terroir historique) est réparti sur plusieurs parcelles dont la plus vaste se trouve devant le château. C’est ici que s’élève la fameuse croupe de Brane. Sur le sommet (22 m de haut) du plateau de Margaux-Cantenac, une trentaine d’hectares appartiennent à la propriété. Ils s’étendent sur la plus belle partie de cet épandage de graves profondes du quaternaire qui atteignent jusqu’à 12 m de profondeur. L’encépagement  se compose à 55 % de cabernet sauvignon, 40 % de merlot, 4,5 % de cabernet franc et 0,5 % de carmenère.

La production annuelle est estimée à 150 000 bouteilles.

Second vin : Baron de Brane.

Le domaine a été fondé au XVIIIème siècle par la famille de Gorce qui lui donna son nom. La réputation de ses vins fit que le dynamique Baron de Brane, surnommé le Napoléon des Vignes, s’en porta acquéreur en 1833 après avoir vendu Brane-Mouton (aujourd’hui Mouton-Rothschild). Pionnier de la viticulture, il connaissait la réputation et le grand potentiel de ce terroir d’exception, situé en grande partie sur la fameuse croupe de Brane. En 1838, désireux de laisser son empreinte au vignoble, il choisit de le rebaptiser Brane-Cantenac. Vendu en 1866 à la famille Roy, également propriétaire du Château d’Issan, Brane continua à prospérer. Avant la guerre de 1914, son prix atteignait celui des premiers crus. Le château garda longtemps son titre non-officiel de Premier des Seconds.

En 1925, Léonce Récapet et son gendre François Lurton, reprirent la totalité de Brane-Cantenac et la majorité de Château Margaux. Lucien Lurton (fils de François) hérita de Brane-Cantenac en 1956. Ce viticulteur emblématique du Bordelais légua en 1992 ses propriétés à ses dix enfants. Son fils Henri prit alors les rênes de la propriété familiale. Œnologue de formation, il s’est donné pour mission de perpétuer le style de ce vin racé, aromatique, à la fois complexe et équilibré en tenant compte de la qualité du millésime et surtout de l’exceptionnelle richesse du terroir