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Bouillie bordelaise (traitement fongicide)

Bouillie bordelaise : la bouillie bordelaise est une solution de sulfate de cuivre additionnée de chaux, que l’on dose généralement entre 10g/l et 20g/l.

Le liquide bleu obtenu s’avère être un excellent fongicide. Autrement dit, il permet de lutter efficacement contre les maladies liées à l’attaque de champignons cryptogamiques. Elle est utilisée par les vignerons pour lutter contre le mildiou et l’oïdium. Le traitement mis au point dans le Bordelais vers 1885 fut utilisé pour la première fois au Château Ducru-Beaucaillou à Saint-Julien, dans le Médoc. Son inventeur est le botaniste Alexis Millardet (1838-1902) surnommé « le sauveur du vignoble européen ».

Ce produit traditionnel est aujourd’hui controversé, notamment en raison des abus qui ont été constatés sur certaines cultures.

L’usage répété depuis plus d’un siècle de la bouillie bordelaise dans certains vignobles conduit à une accumulation du cuivre dans le sol. Il faut savoir que ce métal ne se dégrade pas et se lessive peu.

Selon une étude de l’INRA on a trouvé dans certaines vignes plus de 200 mg/kg alors que la teneur naturelle des sols est évaluée entre 2 et 60 mg/kg. Ces concentrations peuvent être toxiques pour les micro-organismes du sol, et pour la vigne elle-même. Son utilisation pendant la période floraison et nouaison est à proscrire car elle provoque la coulure. Dans les moûts la présence d’excès de cuivre est toxique pour les levures qui déclenchent la fermentation alcoolique. Sur Sauvignon blanc, on sait que le cuivre est néfaste pour les arômes variétaux. En ce qui concerne la viticulture biologique, les doses de cuivre autorisées par les cahiers des charges doivent, depuis le 1er janvier 2006, être inférieures à 6 kg /ha/an.

D’après l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments), si l’utilisation du cuivre présente un risque sérieux pour les oiseaux, les mammifères, les organismes du sol (lombrics) et les organismes aquatiques, le risque est acceptable si l’utilisation est limitée à 8 applications maximum par an de la dose de 0,5kg/ha (soit 4kg/ha/an).

François

  • 1990 – Les grands vins du monde, préfacé par Gérard Depardieu. 
  • 1992 – Grands et petits vins de France, préfacé par Jean Carmet.
  • 1996 – Le guide des grands et petits vins de France, préfacé par Alain Favereau.
  • 2000 – The Flammarion Guide to World Wines
  • 2013 – Les vignobles mythiques, aux éditions Belin préfacé par Pierre Lurton (Cheval Blanc et Yquem).
  • 2014 – Prix Amunategui-Curnonsky décerné par l’APCIG (association professionnelle des chroniqueurs de la gastronomie et du vin).
  • 2016 – Cépages & Vins aux éditions Dunod.
  • 2020 – Cépages & Vins, nouvelle édition, éditions Dunod.

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