Garage (vin de) : deux pionniers sont les inventeurs du concept. Les propriétaires de Château de Valandraud, le plus célèbre des vins de garage, 1,5 ha à Saint-Émilion, et leurs challengers du Château Le Pin, avec 2 ha en Pomerol. D’autres ont suivi :

– La Mondotte,
– Canon-La-Gaffelière,
– Péby-Faugères,
– La Gomerie,
– Magrez-Fombrauge etc.

La recette tient de l’alchimie : beaucoup de temps, beaucoup de patience et surtout beaucoup de travail. Ainsi faut-il :

  • éliminer trois grappes sur quatre par des vendanges vertes et précoces (mi-juin) ;
  • faire un effeuillage partiel côté soleil levant et total trois semaines avant les vendanges ;
  • vendanger en un temps record et dans les meilleures conditions ;
  • égrapper les raisins à la main et ne conserver que les grains les meilleurs et les plus mûrs.
  • vinifier en barrique neuves avec élevage du vin dans une barrique neuve également, soit 200 % de fûts neufs.

Le résultat est souvent exceptionnel : des vins très noirs aux arômes intenses et complexes, à la structure puissante. Le critique américain Robert Parker les a propulsés au zénith. Jean-Luc Thunevin, au nom prédestiné, a vu son Château de Valandraud se négocier à des prix « himalayens », une étiquette parmi les plus chères du monde !

Aujourd’hui, beaucoup de viticulteurs cèdent à la mode des vins de garage notamment dans la Vallée de la Loire, à Chinon, Bourgueil, Saumur-Champigny.