Génome (de la vigne) : la vigne est la première plante à fruit dont l’ADN a été entièrement séquencé (après l’arabette, le riz et le peuplier).

Le génome de la vigne compte quelque 30 000 gènes. Son décryptage qui a abouti fin 2007 s’est fait à partir d’une variété  de pinot noir. Ce travail a permis l’étude des gènes intervenant dans l’arôme des vins, la résistance aux pathogènes, la tolérance au stress hydrique, la maturation des baies, etc.

Ainsi, la vigne qui est connue pour être très sensible à de nombreux phytopathogènes* nécessite-t-elle une quantité massive de produits phytosanitaires. Leur utilisation pourra dans un avenir proche être réduite dès l’identification des gènes de résistances. Elle se ferra grâce à l’introduction de souches résistantes par croisement ou transfert de gènes.

Une autre découverte majeure concerne les gènes responsables des arômes. Ceux ci sont beaucoup plus représenter dans le génome de la vigne que chez les autres plantes déjà séquencées. En particulier, les gènes pour la synthèse des tannins ou des terpènes.

Ce séquençage a mis en évidence également la présence importante des gènes contrôlant la production de resvératrol, cette fameuse molécule produite par la vigne et connue pour ses propriétés antifongiques. Chez l’humain, elle est, par une consommation modérée de vin rouge, associée à des effets bénéfiques pour la santé : action protectrice contre le cancer, effet antiviral, neuroprotecteur, anti-âge ou encore anti-inflammatoire.

Ce travail intitulé International Grape Genone Program lancé en 2005 a été mené par un consortium franco-italien avec l’INRA et le Génoscope et le Laboratoire National de Séquençage.

 

*micro-organismes de types bactéries, virus, mycètes susceptibles d’infecter la vigne.