Irrigation : en se référant aux manuels de viticulture, l’irrigation serait réservée aux zones ou la pluviométrie est inférieure à 400 mm/an selon l’INRA de Montpellier. En cas de fort déficit hydrique cette contrainte si elle est trop intense est préjudiciable à la vigne entraînant en outre un décalage de maturité, une perte de couleur et une baisse de l’acidité. Après de longues tergiversations, le comité national de l’INAO a confirmé qu’un apport raisonné d’eau est compatible avec la notion de terroir. L’irrigation du vignoble a été légalisée par décret en tant que « pratique corrective exceptionnelle » dans les secteurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon et Côtes-du-Rhône, les régions les plus concernées en France par l’irrigation ces dernières années. Elle est applicable jusqu’au 15 août au plus tard. En  ce qui concerne les vignobles d’appellation, l’irrigation est également possible si le décret de l’appellation le prévoit. Cette pratique est alors très encadrée. Le syndicat de l’AOC doit en effectuer la demande à l’INAO en précisant la durée souhaitée. La période d’irrigation est alors limitée du 15 juin au 15 août. Les installations fixes (goutte à goutte) sont interdites. Chaque producteur d’AOC qui a recours à l’irrigation doit faire une déclaration aux services locaux de l’INAO en précisant la superficie et l’encépagement des parcelles concernées ainsi que le type de matériel utilisé.