Langoa-Barton (château), AOC Saint-Julien (Médoc, Bordeaux), Troisième Cru  (classement de 1855), vin rouge : les 15 ha de Langoa, à l’instar des 45 ha de Léoville-Barton sont situés au cœur de l’appellation Saint-Julien sur des sols de graves et sous-sol argileux. Le cabernet sauvignon domine l’encépagement à hauteur de 72 % complété de merlot à 20 % et 8 % de cabernet franc.

La production annuelle est estimée à 100 000 bouteilles.

Second vin : Lady Langoa.

La saga des Barton  commence par Thomas. En 1722, il a 27 ans. Il quitte l’Irlande pour s’installer à Bordeaux où il crée une maison de négoce qui porte d’ailleurs toujours son nom. Il est considéré comme le premier négociant à Bordeaux. Ses clients fidèles le surnomment  « French tom ». C’est son fils Hugh qui fait prospérer l’affaire. En 1821, il achète Château Langoa puis une partie du domaine de Léoville. Mais c’est en vain qu’il tente d’acquérir Château Lafite qui échouera finalement dans l’escarcelle du baron James de Rothschild en 1868 lors d’une vente publique (la succession de Ignace-Joseph Vanlerberghe). Barton est d’ailleurs avec Rothschild, le seul patronyme inscrit depuis l’origine au classement de 1855. Trois générations de Barton vont se  succéder à la tête des deux vignobles. Si la maison de négoce Barton & Guestier a été acquise par le groupe Américano-canadien  Seagram dès 1954, les deux châteaux ont été repris par Anthony Barton connu pour être « le plus irlandais des médocains ». Il a d’ailleurs été élu homme de l’année par le magazine anglais Decanter en 2007. Anthony Barton qui avait reçu en donation le château de son oncle Ronald Barton en 1983,  fit de même. Il  partagea les parts avec sa fille Lilian Barton-Sartorius et ses enfants, Mélanie et Damien, les septième et huitième générations Barton à Langoa.