Muscat de Mireval, ce vin doux naturel (VDN) voit sa zone de production se situer à 10 km au sud-ouest de Montpellier. Elle s’étend sur les communes  de Mireval et de Vic la Gardiole. Elle est délimitée par le massif de la Gardiole au nord, la zone Frontignan à l’ouest, la mer et les étangs au sud. Le climat doux et ensoleillé, régulé par l’influence de la Méditerranée toute proche et associé au terroir argilo-calcaire, permet de pousser la maturité du muscat à son optimum. Il y aurait aussi ici, un peu plus de vent qu’à côté et donc aussi un peu plus d’iode, signature de ce muscat exceptionnel. Les sols retenus en aire Muscat de Mireval sont de nature argilo-calcaire à cailloutis avec deux nuances :

  • au pied du massif de la Gardiole : des éboulis calcaires recouverts d’argile rouge,
  • sur le plateau des Aresquiers : les calcaires du Jurassique sont enrichis de calcaires du Miocène.

Un seul cépage, le muscat blanc à petits grains

Le muscat de Mireval d’une superbe robe claire et cristalline, au nez expressif (fleur blanche d’acacia), tilleul, pétales de rose, abricot, citron)est le résultat d’une vinification très règlementée. Traditionnellement, les raisins sont pressurés dès leur arrivée dans le chai pour une vinification en blanc, c’est-à-dire que le jus est séparé de toutes les parties solides avant fermentation. Une macération pelliculaire (entre 5 et 12 heures) peut être pratiquée, afin d’extraire les arômes contenus dans la peau. La fermentation est ensuite bloquée par mutage. Cette opération consiste à ajouter de l’alcool neutre dans une proportion de 5 à 10 % du volume de moût, afin de conserver une partie des sucres naturels ainsi que les arômes d’origine.

Des conditions strictes à son élaboration

  • richesse initiale minimum du moût : 252 g/l de sucre, soit 14° en puissance ;
  • mutage à l’alcool pur titrant au moins 95° à 5% minimum et à 10% maximum du volume de moût mis en œuvre ;
  • 15° au minimum de titrage pour le vin avec une contenance de 125 g de sucre au minimum.

…il trouva fort bon vins de Mirevaulx et joyeuse compagnie

Un muscat dont la réputation n’est plus à faire puisque Rabelais au XVIe siècle le mentionne même dans le récit de la vie de Pantagruel (chap 5) : Puis vint à Montpellier où il trouva fort bon vins de Mirevaulx et joyeuse compagnie.

Les 270 hectares de l’appellation sont exploités par 1 cave coopérative (La cave de Rabelais) et 4 caves particulières produisant environ 785 000 litres de vin soit, un rendement moyen à l’hectare de 29 hectolitres.