Romanée-Saint-Vivant (la Romanée-Saint-Vivant) Grand Cru de la Côte de Nuits (Bourgogne)

Romanée-Saint-Vivant (la Romanée-Saint-Vivant) Grand Cru de la Côte de Nuits (Bourgogne) vin rouge (pinot noir exclusivement) : l’appellation Romanée-Saint-Vivant sur la commune de Vosne-Romanée fait partie des plus grands crus de la Côte de Nuits. Elle est située tout à coté de Richebourg, au pied de la mythique Romanée Conti. Elle est constituée de 3 clos : Clos du Moytan, des Neuf journaux et des Quatre journaux (pour rappel, c’est la surface en Bourgogne que peut travailler un vigneron en une journée). La Romanée Saint-Vivant s’étend sur 9 ha, 43 ares et 74 centiares précisément. Le sol brun calcaire est fortement argileux (un taux d’argile de 50%) et assez profond avec une belle exposition au soleil levant. Terroir idéal pour le pinot noir ! La production annuelle  tourne autour de 41 500 bouteilles, soit environ 311 hl.

DRC, le plus grand producteur de l’appellation

Le domaine de la Romanée Conti (DRC) est le plus grand producteur de l’appellation avec 5,28 ha achetés en 1988. Si la Romanée-Saint-vivant fut depuis la Révolution, le monopole du domaine Marey-Monge jusqu’en 1898, date à laquelle la famille Latour acquiert le Clos des Quatre journaux, ne faudrait-il pas oublier l’origine même de ce vignoble qui appartint aux moines clunisiens de la célèbre abbaye de Saint-Vivant-de-Vergy (soumis à Cluny en 1087). C’est là, à une portée de voix de ces illustrissimes vignes qu’ils inventèrent l’idée de terroir et délimitèrent la plupart des grands crus de Vosne-Romanée, où ils possédaient d’ailleurs un vendangeoir.

Ces moines qui inventèrent l’idée de terroir

En 1996, les ruines de l’abbaye sont rachetées par le GFA de la Romanée-Saint-Vivant dont les deux gérants ne sont autres que Henry-Frederic Roch et Aubert de Villaine, cogérants également du DRC (Domaine de la Romanée-Conti). Trois ans plus tard, l’association Abbaye de Saint-Vivant est créée afin de mener à bien la sauvegarde de cette abbaye. Un site grandiose ! Il reste l’un des derniers édifices témoins du grand passé viticole de la Bourgogne.

Empreints de féminité

Aujourd’hui encore, les vins de la Romanée-Saint-Vivant, à la robe rouge tirant sur le pourpre, limpide, profonde et intense sont empreints d’une grande  féminité. Il faut cependant attendre 5 à 10 ans afin de les découvrir. Leur nez se caractérise par des arômes de rose, de cerise, de pistache, d’encens et de menthe. Ils sont aptes à une très longue garde, jusqu’à 50 ans pour les millésimes d’exception.