Achat en primeur : type de vente particulier mis au point par le négoce bordelais qui permet d’acquérir en avant-première une partie de la récolte des châteaux.

Le principe est simple. Le vin, encore en fûts lors de l’achat, sera livré mis en bouteilles deux ou trois ans plus tard. L’avantage est indéniable. On paye les vins primeurs à un prix inférieur à celui de leurs futures sorties (en principe !). Selon les millésimes et les avis des experts, la variation peut être de 30 à 50 % plus basse qu’une acquisition de ce même vin lors de sa mise sur le marché.

Autre avantage, l’achat en primeur s’effectue hors taxe. La TVA n’est due qu’à la livraison, soit deux ou trois ans après l’achat. Ainsi chaque année, fin mars, début avril, ont lieu à Bordeaux les dégustations du millésime de l’année précédente « en primeur ». Elle concerne quelques 500 châteaux, soit 5 % de la production auxquels s’est greffée l’Alliance des crus bourgeois. Ces journées sont essentielles. Elles réunissent « les plus grands acheteurs du monde », des dégustateurs, des journalistes spécialisés, et parmi eux le redouté Robert Parker, principal prescripteur du marché américain, dont les critiques, les avis contribuent à fixer le cour du millésime (plus de 80 % des vins vendus en primeur sont exportés).