Chenin blanc (cépage blanc) : ce cépage typiquement ligérien est plus connu sous le nom de pineau de la Loire. Sa grappe est moyenne et assez compacte, à grains plutôt petits, croquants et jaune doré à maturité.

Tous les chenins mènent à la Loire, dit-on ! Le chenin est aujourd’hui le cépage blanc le plus cultivé de la Touraine à l’Anjou. La tradition veut que saint Martin l’ait rapporté des confins de l’Allemagne. Mais tout porte à croire qu’il provient d’une sélection de vignes prospérant à l’état sauvage sur les bords de la Loire. On trouve sa trace pour la première fois en Anjou au IXe siècle, à l’abbaye de Glanfeuil. À la fin du Moyen Âge, les écrits nous rapportent que le seigneur de Chenonceau en transmit quelques plants à son beau-frère, abbé de Cormery à Mont-Chenin (d’où son nom).

Comme le cabernet franc, c’est un cépage qui débourre tôt et mûrit tard. Il aime les sols argilo-caillouteux à forte déclinaison ou les formations de schiste et de grès. Il peut être vinifié en sec, en mœlleux ou en effervescent. Jeune, il a une acidité assez prononcée ; mais les vins de chenin les plus recherchés sont ceux qui proviennent de vendanges tardives. Là, il donne des vins au mœlleux exceptionnel, à l’arôme de miel, de fleurs et de paille humide. Loin de s’être confiné aux bords de la Loire, le chenin a depuis longtemps entrepris une carrière internationale en Afrique du Sud, en Californie et en Australie notamment.