Larcis Ducasse (château Larcis-Ducasse) Saint-Emilion Premier Grand Cru classé B (2012) Bordeaux, vin rouge : repris en main depuis 2002 par la dream team  Thienpont-Derenoncourt, Larcis Ducasse avait toute chance d’atteindre la première marche du nouveau classement des Saint-Emilion (rendu public en septembre 2012) :  « c’est un classement politiquement bien construit, qui fait du bien à Saint-Émilion ! Moi je n’ai pas à me plaindre, mes trois crus* sont classés désormais » se réjouissait Nicolas Thienpont au lendemain de l’annonce du classement.

* Les châteaux Pavie Macquin, Beauséjour (Duffau Lagarrosse) et depuis 2012, Larcis Ducasse, tous les trois premiers grands crus classés B.

A l’extrémité de la fameuse côte de Pavie

Le château occupe l’extrémité de la fameuse côte Pavie, sur la commune de Saint-Laurent-des-Combes. Ses 11 ha* d’un seul tenant sont situés face à la vallée de la Dordogne. Il s’agit sans doute de l’un des plus beaux terroirs sur l’un des coteaux les mieux exposés de l’appellation, constitué à 55 % de terrasses exposées sud. D’ailleurs, protégée des vents du nord et tempérée par la rivière, la vigne ne craint ni gelée ni canicule. Ainsi, assiste-t-on l’été à une alternance de chaudes journées et de nuits plus plus froides, fraîcheur montant de la Dordogne vers les coteaux, gage d’une excellente maturation du raisin. Le sol d’une texture sablo-argileuse faiblement calcaire en pied de pente rencontre sur les plus raides d’entre elles (jusqu’à 25 % d’inclinaison), une roche calcaire tendre (limono-argileuse). Elle laisse place vers le haut à une argile verte à nodules calcaires et à des terres argilo-calcaires, le fameux calcaire à astéries du plateau. Le vignoble est planté à 78 % de merlot et 22 % de cabernet franc.

* Très exactement 10 ha 80 dont 8 ha 40 en production.

Labours, enherbement, lutte biologique

Les pratiques culturales associent façons traditionnelles (labours) et d’enherbement naturels spontanés avec lutte biologique et phytothérapie au vignoble. Il a été mis en place un programme de renouvellement du vignoble dans la continuité (arrachage, replantation, complantation…). Pour le travail aux chais, l’encuvage se fait par gravité de baies entières. La vinification est parcellaire en cuves béton thermorégulées et la fermentation malolactique en barriques (entonnage par gravité). La durée de l’élevage est de 16 à 20 mois en barriques : 60 % neuves, 40 % d’1 vin.

  • La production est estimée entre 30 000 et 35 000 bouteilles par an.

Dans la même famille depuis 1893

Dès le XVIe siècle, les vins du domaine étaient déjà fort appréciés et très recherchés. Ils obtenaient en 1867 une médaille d’or à l’Exposition Universelle de Paris. Le château fut racheté en 1893 par Henri Raba dont la famille fit fortune dans le commerce maritime. Hélène Gratiot Alphandéry hérite de la propriété en 1941. Son fils, Jacques Olivier Gratiot qui fut directeur de la création chez l’Oréal mais également poète, romancier et musicien, en devient gérant en 1990. Il est aussi jurat de Saint Emilion. Sous son impulsion, et avec l’aide de son régisseur et maître de chais Philippe Dubois, la longue tradition de qualité qui caractérise les vins du château Larcis Ducasse fut non seulement maintenue mais même améliorée.

Depuis 2002, géré par Nicolas Thienpont

Le château Larcis Ducasse appartient aujourd’hui encore à la famille Gratiot Alphandéry et notamment à Jacques Olivier Gratiot. Depuis le millésime 2002, la gérance en a été confiée à Nicolas Thienpont. Avec les conseils de Stéphane Derenoncourt et Julien Lavenu et s’appuyant sur son bras droit, David Suire, il a commandé une étude précise du terroir tout en engageant d’importants moyens pour la rénovation du vignoble et des chais.

« C’est le temps que l’on met à le faire, le temps qu’il prend à s’épanouir, le temps qu’il persiste en bouche et le temps de sa vie en bouteille » dit d’un grand vin, son propriétaire, Jacques Olivier Gratiot en pensant évidemment à Larcis Ducasse.