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Orléanais (l’orléanais) vignobles du Centre (Loire) : la vigne connaît ici une véritable renaissance doublée d’une triple reconnaissance par trois AOC obtenues en 1998 (Coteaux du Giennois) et 2006 (Orléans et Orléans-Cléry dont l’aire d’appellation est à l’intérieur de celle de l’Orléans). Cette région proche de la Touraine, qui jusqu’alors était surtout vouée aux vergers et aux cultures de primeurs, voit s’imposer un vignoble qui aujourd’hui s’étend dans le département du Loiret sur 320 ha. Une grande partie des vignes se rencontrent rive gauche de la Loire, à Mareau-aux-Prés et Mézières-lez-Cléry. Quant aux coteaux du Giennois, ils se trouvent à l’est d’Orléans, rive droite à la limite entre les départements de la Nièvre et du Loiret.

Aussi réputés que la Bourgogne ou le Bordelais

A l’origine, les premiers ceps de vignes ont probablement fait leur apparition autour d’Orléans dès l’époque de Clovis. La culture de la vigne est en tout cas signalée au Ve siècle, entre Loire et Loiret à Micy. Les XIIe et XIIIe siècles marquent l’apogée de la réputation du vin d’Orléans servi sur les tables de la cour royale de France. En 1411, le duc Charles d’Orléans mentionne que le vignoble s’étendait sur  quatorze lieues et plus  entre Châteauneuf-sur-Loire à l’est et Tavers à l’ouest. Les vins d´Orléans  jouissent  en 1577, d´une très grande renommée qui égale celle des vins de Beaune. Mais le Parlement de Paris promulgue une loi interdisant aux Parisiens l’achat de vins produits à moins de vingt lieues (88 km) de la capitale. Alors, pour répondre à la demande, on accroît la production autour d’Orléans jusqu’à un traité d´hygiène  dédié à Henri IV qui va accuser  les vins de l´Orléanais de remplir la tête de vapeurs âcres. Ils sont proscrits par décret royal.

A trente lieues de la capitale

La chance de ces vins fut finalement d’être à trente lieues de la capitale, où ils abreuvèrent les parisiens jusqu’au XVIIIe siècle. La qualité déclina au profit de la quantité nécessaire pour approvisionner la ville de Paris. L’arrivée dans le courant du XIXe siècle des vins du Midi et la crise du phylloxera sonnèrent le glas de l’Orléanais. En moins d’un siècle, de 1886 à 1956, le vignoble passa d’une superficie de 39 000 ha à près de 4 000. La reconversion des vignerons à d’autres modes de cultures et l’extension de l’agglomération orléanaise en sont les principales causes.

Aujourd’hui, parmi les cépages autorisés, le gris meunier (ou pinot meunier), est le plus cultivé. Il donne un rosé original à la robe claire, à la fois frais et bouqueté. On produit en rouge des vins d’auvergnat rouge (pinot noir) et de breton (cabernet franc) peu cuvés, frais et légers, qui doivent être bus dans l’année qui suit la récolte. Les blancs confidentiels sont issus de l’auvergnat blanc (chardonnay).

Trois appellations en AOC

  • Orléans (rouge, rosé, blanc)
  • Orléans-Cléry (rouge)
  • Coteaux du Giennois (rouge, rosé, blanc)
Deux IGP (ex Vins de pays)
  • Jardins de la France
  • Vin de pays du Loiret