Sacramentel (le vin sacramentel) : vin et religion ont toujours été étroitement liés. Le Christ n’a-t-il pas fait du vin (mais aussi de l’eau, de l’huile et du pain) une matière sacramentelle, instrument à travers lequel se transmet la grâce de Dieu qui parvient jusqu’aux fidèles. Le choix du pain et du vin par le Christ, pour en faire son corps et son sang*, introduit un lien étroit entre la nourriture nécessaire à la vie physique de l’homme et cette nourriture spirituelle indispensable à sa vie éternelle. Le vin écrivait Joris-Karl Huysmans est une substance sacramentelle. Il est exalté dans mainte page de la Bible et Notre Seigneur n’a pas trouvé de plus auguste matière pour la transformer en son sang. Il est donc digne et juste, équitable et salutaire de l’aimer !

La symbolique de la vigne et du vin est en effet omniprésente dans la bible évoqués plus de 400 fois.

La sueur de Ré

Dans l’Egypte antique, des fresques  dans les chambres funéraires de Louxor montrent que le premier dieu du vin fut Osiris, le vin qui était surnommé la sueur de Ré, le dieu solaire. La mythologie grecque et romaine de leurs côtés consacrèrent au vin et à la vigne un dieu. Ce fut Dionysos chez les Grecs et Bacchus chez les Romains, dieux du vin qui symbolisèrent le délire mystique (les fameuses bacchanales ou les dionysies).

*Evangile selon Saint Luc 22. 14/20 : … ayant pris une coupe et rendu grâces, il dit : Prenez cette coupe, et distribuez-la entre vous ; car, je vous le dis, je ne boirai plus désormais du fruit de la vigne, jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. Ensuite il prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. Il prit de même la coupe, après le souper, et la leur donna, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous.