Château Angélus, AOC Saint-Émilion (Bordeaux) Premier Grand Cru classé A (classement, 2012), vin rouge : enfin, récompense suprême pour Hubert de Bouard de Laforest, le co-propriétaire ! Château Angélus, qu’il a entièrement remis sur pied depuis le début des années 80, accède enfin (avec château Pavie) à la plus haute marche du classement des Saint-Emilion. Il rejoint les deux châteaux qui semblaient inacccessibles, Cheval Blanc et Ausone. Ce domaine de 23,4 ha* d’un seul tenant se situe à moins d’un kilomètre du  clocher de Saint-Émilion sur le célèbre pied de côte un coteau abrupt orienté plein sud. Les sols sont constitués d’une bulle argilo-calcaires avec quelques traces d’argiles bleues sur la partie haute du vignoble et sableux argilo calcaires à flanc de coteau. L’encépagement est composé à environ 51% de merlot, 47% de cabernet franc et 2% de cabernet sauvignon.

La production annuelle est estimée à 90.000 bouteilles.

Second vin : Le carillon de l’Angélus.

* Quatre hectares les plus mal situés ont été cependant exclus du classement.

A la même famille depuis plus de deux siècles

La propriété tire son nom d’un lopin d’une vigne très ancienne d’où les vignerons pouvaient entendre sonner simultanément l’angélus de trois différents clochers : celui de la chapelle de Mazerat, de l’église de Saint-Martin-de-Mazerat et de Saint-Emilion. Le domaine appartient depuis plus de deux siècles à la famille de Boüard de Laforest. Il porta le nom de Château Mazerat jusqu’à la fin du XIXe siècle. Au début du XXe siècle, Maurice de Boüard achetait l’enclos contigu au château Mazerat appelé l’Angelus. Il rebaptisa alors l’ensemble du domaine Château Angélus. En 1985, Hubert de Boüard de Laforest (la huitième génération) et son cousin Jean-Bernard Grenié reprenaient l’exploitation familiale. Dix ans plus tard, en 1996 château Angélus accédait avec l’aide de l’œnologue Michel Rolland au rang de Premier Grand Cru classé B et 16 ans plus tard, au rang de Premier Grand Cru classé A. Faut-il rappeler qu’Angélus a été le premier à travailler sur le parcellaire ; à pratiquer la taille girondine à 2 bras et l’enherbement ; à revenir à la fumure organique, à mener une réflexion sur la lutte raisonnée ; à rétablir une surface foliaire* en rapport avec la charge de la vigne ; à faire l’ébourgeonnage, des vendanges vertes, des effeuillages ; à veiller à la date de la récolte et à ramasser en petites quantités.

*La qualité du vin à produire est fonction de la surface de feuilles directement exposée au rayonnement du soleil.