Anjou rouge AOC (Loire) : l’Anjou rouge est produit sur 1250 ha pour un potentiel terroir est de 25570 ha. L’appellation couvre 26 communes du Maine-et-Loire, 14 des Deux-Sèvres et 9 de la Vienne, essentiellement au sud d’Angers. Le cœur de l’appellation se superpose à l’aire de l’Anjou-Villages. Si, à l’est, les terres blanches de tuffeau occupent une surface très restreinte, les 2 appellations reposent donc très majoritairement sur la fin du Massif armoricain. Le terroir est surtout constitué de schistes, mais on peut trouver des variantes de sols et de sous-sols sur quelques parcelles de sables, graviers roulés, marnes ostracées et roches volcaniques.

Le climat est de type océanique tempéré mais plutôt sec, avec des écarts maxima-minima assez faibles. Il s’agit là de la proverbiale  douceur angevine.

Deux cépages principaux composent l’Anjou rouge : le cabernet franc et le cabernet sauvignon. Le premier donne au vin sa finesse et le second, récolté sur des sols pierreux et chauds, lui apporte une charpente qui le prédispose à se bonifier quelques années en cave. Il peut être complété par des cépages accessoires comme le grolleau noir ou le pineau d’Aunis à hauteur de 10 %, ce qui lui confère sa souplesse à l’assemblage.
Les Anjou rouge arborent une robe couleur rubis, parfois dotée de reflets pourpres. Au nez, les fruits rouges (framboise, cassis..) précèdent des parfums floraux de violette et d’iris. En bouche, ces mêmes saveurs franches sont soulignées par une belle fraîcheur et des tannins discrets.

La plupart des vins des Anjou rouge s’épanouissent dans les deux à trois ans. Ils sont à consommer assez frais. Certains autres issus de macérations plus longues sont faits pour une semi-garde de 5 à 6 ans.

Pour 419 producteurs, la production annuelle est estimée à 63 000 hl soit 10 millions de bouteilles.