Côte chalonnaise (Bourgogne) : région située au sud de la Bourgogne, entre la Côte-d’Or et le Beaujolais.

Le vignoble de la Côte chalonnaise est trop étroitement lié à la Côte de Beaune pour ne pas lui ressembler : mêmes sols, mêmes cépages, mêmes traditions. Les vins, pourtant fort semblables, n’ont pas la qualité et l’élégance des grands bourgognes. En fait, la Côte chalonnaise est une région de transition, faite de collines qui s’étendent à l’ouest de la vallée de la Saône. On l’appelle également région de Mercurey, par opposition à Chalon-sur-Saône qui lui donne son nom officiel. À la sortie de la ville, il suffit de parcourir une dizaine de kilomètres pour rencontrer les grands  vignobles qui s’étagent à flanc de coteaux sur les communes de

–   Bouzeron,

–   Givry,

–   Mercurey,

–   Montagny,

–   Rully.

Cinq appellations communales constituent donc la Côte chalonnaise ; les autres vignobles bénéficient de l’appellation Bourgogne ou Bourgogne Côte chalonnaise. La structure géologique est fondée sur des calcaires du jurassique, à l’instar de la Côte de Beaune, avec un sol plus fertile. Ainsi les vins blancs de Montagny et de Rully bénéficient de sols à texture argilo-calcaire exposés à l’est, au sud et au sud-est, à une altitude moyenne de 300 m, alors que l’encépagement rouge à Rully, Mercurey et Givry se situe plus sur des sols bruns calcaires ou calciques, à texture moins argileuse. Comme partout en Bourgogne, le pinot noir domine l’encépagement à hauteur de 67 % ; le chardonnay, pour les vins blancs, occupe 10 % du vignoble. L’aligoté représente encore 13,5 % des vignes, donnant entre autres le célèbre  Bouzeron aligoté, sans oublier le gamay  qui entre pour les deux tiers dans le Bourgogne passetoutgrains.