Monbousquet (château) Saint-Emilion (Bordeaux) Grand Cru classé, vin rouge : situé à quelques 500 m de la Côte sud de Saint-Emilion, Monbousquet, domaine de 32 ha possède un terroir d’une grande hétérogénéité.

Ainsi trouve-t-on dans la partie sud, des graves chaudes et profondes et un terroir sablo-argileux au nord. Ici, à l’instar de Cheval Blanc et Figeac, les cabernets cépages relativement tardifs mûrissent parfaitement. D’ailleurs l’encépagement s’en ressent avec  60 % merlot, 30 % cabernet franc, 10 % cabernet sauvignon. Les vignes ont 38 ans d’âge en moyenne et le rendement tourne autour de 28 hl/ha. L’ancien cuvier a été démoli et reconstruit, il accueille aujourd’hui des cuves thermo-régulées en inox. Un chai de vieillissement a été créé de toute pièce.

La production annuelle est de 8300 caisses (environ 50 000 bouteilles).

Second Vin : L’Angélique de Monbousquet.

A noter Château Monbousquet Blanc, un Bordeaux blanc cultivé sur 1 ha (55 %% sauvignon blanc, 35 % sauvignon gris, 5 % muscadelle et 5 % sémillon). Production 450 caisses.

Château Bousquet sous l’empire Perse

Les origines du château remonteraient à 1540. Dans la longue liste de ses propriétaires à travers les siècles, deux périodes sont à distinguer. C’est d’abord, de 1682 à 1826 une période de prospérité. Le domaine encore de taille modeste, bénéficie de l’administration de l’illustre famille bordelaise de Carles. Il acquiert une notoriété qui s’amplifiera encore au XIXe siècle sous la tutelle du Comte de Vassal-Montviel (11858-1877). Il agrandit le vignoble, lui apportant sa taille d’aujourd’hui.

 En 1993, la renaissance

1993 marque la renaissance du château avec l’arrivée de Gérard Perse, un géant de la grande distribution, celui qui fut appelé longtemps dans la bonne société bordelaise, l’épicier. C’est ce qu’on appelle un self made man. D’origine modeste, il commence à 17 ans (il est né en 1949) par être jockey, puis peintre en bâtiment. A 26 ans, il crée sa première entreprise qui le conduira à un empire sous les enseignes Continent et Champion. La légende veut qu’il s’intéresse aux vins en cherchant de bonnes bouteilles pour ses foires aux vins. Il tombe fortuitement sur l’annonce de la vente de château Bousquet, une propriété moribonde, qui vend sa production au négoce. C’est le coup de foudre. Il vend tout pour se consacrer au vin. Il recrute Michel Rolland et en quelques années révolutionne les techniques viticoles, transformant Monbousquet en domaine de référence et mieux, en une étoile du Saint-Emilion !

Le vignoble Perse compte aujourd’hui :

  • Château Pavie Saint-Emilion Premier Grand Cru classé
  • Château Pavie-Decesse Saint-Emilion Grand Cru classé
  • Château Bellevue-Mondotte Saint-Emilion
  • Et 2 châteaux Côtes de Castillon : Clos Les Lunelles et Clos L’Eglise.