Saint-Georges-Saint-Emilion (AOC Saint-Georges-Saint-Emilion) Bordeaux, vin rouge : ce petit vignoble de 200 ha, d’ailleurs la plus petite des appellations du Libournais, est dominé par le château Saint-Georges qui date d’une baronnie du Moyen Âge mais fut transformé en 1773 en château de style Louis XVI. C’est aujourd’hui, un domaine de 50 ha de vignes dont les parcelles sont inchangées depuis 1891.

Un ruisseau qui les sépare

L’appellation est séparée du plateau de Saint-Emilion par un simple ruisseau, la Barbanne. Elle se situe au centre d’un triangle formé par Saint-Emilion, Montagne et Pomerol et produit environ 9 000 hl/an de vins rouges. Ses viticulteurs préfèrent, pour une question de notoriété, commercialiser leur vin sous le nom de Montagne-Saint-Emilion. Ici, il y a des bois, des haies, et c’est cela qui maintient l’équilibre avec un vignoble très parcellé. Chaque exploitation tourne entre 8 et 10 ha. L’appellation bénéficie au niveau géologique d’une homogénéité exceptionnelle. Sur des sols exclusivement argilo-calcaires, une couche argilo-calcaire en dessus et de la roche calcaire tendre (à astéries) par-dessous, s’épanouissent les cépages principaux du bordelais, le merlot en tête avec 70 % mais aussi 15% de cabernet franc (ou bouchet), 10% de cabernet sauvignon et  5% de malbec. Les vignes sont toutes complantées en coteaux bénéficiant d’un ensoleillement  optimal. La moitié des 32 viticulteurs portent leur récolte à la coopérative de Montagne.

Sans doute un peu austère dans sa jeunesse

Le Saint-Georges-Saint-Emilion est doté d’ une robe pourpre foncée qui s’enrichit en vieillissant de reflets tuilés, un nez marqué d’abord par les arômes de cassis et de fruits rouges, s’enrichissant progressivement de notes boisées ou animales. Une bouche sèveuse, puissante et corsée, mais sans lourdeur. Riches en tannins et sans doute un peu austère dans sa jeunesse, il possède suffisamment de gras, d’onctuosité et de puissance pour se bonifier après quelques années de garde.