Anjou AOC (Loire), vins rouges, blancs : cette aire d’appellation régionale s’étend dans la douceur angevine sur 128 communes des départements du Maine-et-Loire, des Deux-Sèvres et de la Vienne. Le vignoble qui s’étale des bords de la Loire vers ses affluents fut planté à l’initiative des moines. Ses vins connurent une grande popularité lorsqu’en 1154, Henri II Plantagenêt devenu roi d’Angleterre les fit servir à la cour.

La zone d’appellation comprend deux régions :

  • l’Anjou noir sur des sols sombres de schistes en bordure sud-est du massif armoricain est l’aire la plus étendue.
  • l’Anjou blanc sur des terres blanches dues à l’altération de la craie (tuffeau) se situe à l’extrémité sud-ouest du bassin parisien.

Les vins rouges qui couvrent 320 ha sont issus du gamay, du cabernet franc, du cabernet sauvignon et du pineau d’Aunis. Ce sont des vins frais, très aromatiques (fruits rouges), aux notes de bonbons anglais lorsqu’ils sont vinifiés en primeur.

Les blancs qui s’étendent sur un vignoble de plus de 1 000 ha proviennent à 80 % minimum du chenin, du sauvignon et du chardonnay. D’une robe jaune or soutenue, ils possèdent un nez, concentré de miel et d’abricot sur des sols schisteux avec des arômes plus floraux en présence du sauvignon et chardonnay.

Rouges ou blancs, les Anjou s’épanouissent en deux et trois ans et se gardent jusqu’à 6 ans.