Appellations : d’après le code de la consommation : constitue une appellation d’origine, la dénomination d’un pays, d’une région ou d’une localité servant à désigner un produit qui en est originaire et dont la qualité ou les caractères sont dus au milieu géographique comprenant des facteurs naturels et des facteurs humains. (Voir Classification des vins).

Depuis la mise en place définitive, le 1er août 2009, de la réforme de l’Organisation commune du marché (OCM) du secteur viticole, de nombreuses appellations ont changé et il devient parfois difficile de s’y retrouver. Ainsi, nos AOC (Appellation d’origine contrôlée), AO-VDQS (Appellation d’origine vin de qualité supérieure), Vins de table (dont les vins de pays) ont respectivement laissé la place aux trois appellations  suivantes :

  • AOP (appellation d’origine protégée)
  • IGP (indication géographique protégée)
  • VSIG  (vins sans indication géographique)

Les AOC, Vins de pays et Vins de table  disparaissent ou, du moins, vont devoir choisir leur place dans ce nouveau système d’appellation. Ainsi, la nouvelle pyramide comporte :

Les vins avec Indication Géographique (IG) sont composés :

  1. des vins en Appellation d’Origine Protégée (AOP) auxquels s’affilieront les principales AOC,
  2. les vins en Indication Géographique Protégée (IGP), dont la réglementation plus souple par rapport à l’AOP  attire les vins de pays attachés à leur origine et les AOC à rayonnement régional.

Enfin, les vins sans IG, refuge des Vins de table (voir plus bas).

AOP : Appellation d’origine protégée
C’est la garantie équivalente européenne de l’AOC. Elle désigne un produit originaire d’une région ou d’un lieu déterminé et dont la qualité ou les caractéristiques découlent de ce milieu géographique.
La démarche en appellation d’origine est obligatoirement portée par une structure collective : l’ODG (Organisme de défense et de gestion) qui réunit l’ensemble des opérateurs de la filière concernée. Voir plus haut.

IGP : Indication géographique protégée
Cette appellation désigne un produit issu d’une zone géographique dont une qualité déterminée, la réputation ou d’autres caractéristiques peuvent être attribuées à cette origine géographique.
Suite à la mise en place de cette nouvelle législation, les Vins de pays, souvent proposés sous le nom du cépage dont ils sont issus, sont passés en IGP. En application de l’organisation commune du marché du vin entrée en vigueur le 1er août 2009, les vins de pays deviennent donc des Indications géographiques protégées (IGP). Ils passent sous la compétence de l’INAO, où ils sont gérés dans un nouveau comité national spécifique.

Cette reconnaissance comme signe officiel de la qualité est un tournant important pour les Vins de pays. Ainsi,  le nom des vins de pays devenus IGP va être mieux protégé ce qui est un avantage indéniable.

Les producteurs en IGP sont maintenant dans l’obligation de créer un cahier des charges moins spécifique cependant que celui des AOP  mais également contrôlé par un organisme indépendant. A titre d’exemple, en Languedoc-Roussillon, la principale IGP est l’appellation  Languedoc dont les limites de production s’étendent sur toute la région, de Collioure jusqu’à Nîmes. Elle est associée à l’IGP  Pays d’Oc notamment (anciennement Vin de pays d’Oc).

VSIG : Vin sans indication géographique
Cette nouvelle catégorie, créée par l’OCM, remplace les vins de table. Elle offre la possibilité d’indiquer sur l’étiquette le cépage et/ou le millésime. Les VSIG peuvent porter au choix l’une des deux mentions suivantes :

  • Vin de France, ou
  • Vin de cépage de France (sous certaines conditions).

A travers la volonté de rendre les vins européens plus compétitifs à l’export, les techniques d’élaborations des vins de table (les VSIG) ont été très clairement libéralisées. Fallait-il encore permettre la production de vins à des coûts les plus bas possibles tout en favorisant des rendements élevés !

Ainsi, pour la culture de la vigne, les pratiques industrielles sont maintenant favorisées avec l’autorisation de taille rase et d’irrigation afin de conserver des rendements élevés.

Quant aux pratiques œnologiques, la vinification avec copeaux, la désalcoolisation partielle (limitée à 2% volume), le coupage avec un autre millésime ou un autre cépage (dans la limite de 15%), deviennent possibles.

Autrement dit, ces pratiques sont bien moins contraignantes que celles requises pour faire du vin dans la catégorie des vins avec IG (AOP et IGP). Faudrait-il encore ajouter que cette production de vins sans IG ne se contraint à aucune limite de rendement, ni d’encépagement, ni de mode de production, au même titre que les anciens Vins de table.

Une révolution ! L’indication du millésime et du cépage sur l’étiquette

De plus, les producteurs de vins sans IG sont dorénavant autorisés à adjoindre sur leurs étiquettes le millésime et surtout le cépage (Chardonnay, Sauvignon, Merlot, Cabernet-Sauvignon, Syrah,…), un plus considérable pour de la vente d’un vin.

Grâce à l’allégement des contraintes de production, la libéralisation d’un modèle de production industrielle et les nouvelles libertés autorisées pour l’étiquetage, les producteurs de vins sans IG peuvent dorénavant proposer des vins de cépages à des prix très bas pour concurrencer les vins de cépages des pays étrangers. Quant à la qualité, c’est une autre affaire !