Arbois AOC (Jura), vins blancs, rouges, rosés : Arbois vient du celte ar et bos qui signifie terres fertiles. L’appellation Arbois (première AOC française en date) avec 850 ha est la plus importante et la plus connue des appellations du Jura. Elle s’étage à l’est de la plaine de la Bresse, au pied des premières marches du Jura, sur ses contreforts argilo-calcaires (marnes bleues, noires, rouges et éboulis calcaires). L’aire de production bien exposée, à une altitude entre 200 et 400 m couvre le pied des montagnes autour de la ville d’Arbois et de treize communes du Canton dont Pupillin (voir plus bas).

Les cinq cépages autorisés dans le Jura peuvent prétendre à l’appellation Arbois réputée surtout pour ses vins jaunes issus du savagnin, élevés six ans sous voile et ses vins de paille récoltés très tôt et passerillés sur claies.

Si l’appellation élabore des effervescents selon la méthode traditionnelle, elle propose également des vins rouges qui doivent leur caractère aux trois cépages qui les composent seuls ou en assemblage :

  • le poulsard
  • le trousseau
  • le pinot noir

Ce sont des vins ronds et charpentés aux tannins délicats et souples, à la robe lumineuse, au nez de petits fruits rouges évoluant vers des notes épicées et de sous-bois.

Très proche des rouges, le fameux rosé d’Arbois est issu du poulsard que l’on nomme ici ploussard. C’est un vin sec et fruité à la robe claire évoluant vers des teintes pelure d’oignon.

Les blancs sont majoritairement élaborés à partir du chardonnay mais tout à la fois, le terroir, l’élevage particulier et l’assemblage éventuel avec le savagnin en font des vins fruités, soutenus, corpulents à l’inimitable goût de noix et de pomme verte. Rouge, rosé et blanc se gardent entre 3 et 6 ans.

Enfin, ne pas oublier qu’ici, à Arbois, Louis Pasteur, père de l’œnologie fit dans sa vigne de Rosières, ses expériences sur la fermentation.