Bilan carbone : la méthode Bilan Carbone est une méthode permettant de quantifier la contribution à l’effet de serre d’un individu, d’une collectivité ou d’une entreprise.

Sous l’effet des gaz à effet de serre ou GES (CO2, H2O), l’atmosphère terrestre se comporte comme la vitre d’une serre. Elle laisse passer une large part du rayonnement solaire tout en retenant le rayonnement infrarouge réémis. Chaque activité humaine,  y compris celle liée à la filière vitivinicole, participent à l’augmentation des concentrations en GES dans l’atmosphère. Cette augmentation a pour conséquence d’épaissir la vitre de la serre et d’augmenter ainsi les températures, donc d’influer sur le réchauffement climatique. On a depuis quelques années mis en évidence une corrélation  entre l’évolution de la température et la concentration en CO2 dans l’atmosphère. Selon les experts, pour ne pas atteindre une augmentation de 2°C dont les conséquences seraient dévastatrices, il faut par tous les moyens pouvoir stabiliser la concentration du CO2.

L’impact écologique de l’activité liée au vin

Aujourd’hui, de nombreux vignobles français se penchent sur l’impact écologique de leur vin.

Une étude réalisée par le Comité Interprofessionnel du Vin de Champagne (CIVC) a montré que le CO2 prélevé par la vigne pour la photosynthèse, se trouvait équilibré par le CO2 restitué (respiration,  fermentation des moûts,  brûlage ou dégradation au sol après broyage des bois de taille etc.).

Comme exemple, voici quelques postes à impact nul ou presque, au regard des quantités utilisées :

  • Le CO2 hors énergie, utilisé pour l’inertage des moûts. L’inertage consiste à utiliser un gaz neutre ( CO2, azote, argon) pour remplacer l’air au contact des jus ou du vin. Cette utilisation sert à limiter les phénomènes d’oxydation qu’ils soient d’origine chimique ou enzymatique.
  • L’utilisation de plastique dont les films étirables.
  • Les levures et produits oenologiques d’origine minérale ou végétale.
  • Le liège pour les bouchons en raison du faible poids et du faible facteur d’émission.
  • Le papier imprimé pour les étiquettes et contre-étiquettes.
  • Les déchets directs.
  • Les eaux usées.

L’étude a recensé évidemment les postes dont l’impact environnemental est le plus lourd :

  • le fioul pour la carburation des tracteurs viticoles (de 11 à 21% de la contribution totale suivant les domaines) ;
  • l’utilisation des bouteilles de vin pour le conditionnement (de 17 à 27% de la contribution totale) ;
  • l’utilisation de carton imprimé (jusqu’à 13%) ;
  • le fret routier vers les clients (jusqu’à 20% de contribution sur certains domaines) ;
  • l’électricité (de 1 à 11%). La conception et l’isolation des bâtiments influent très largement sur l’énergie nécessaire à leur climatisation.