Daumas Gassac (Mas de), vin de pays de l’Hérault (Languedoc) : c’est l’un des plus prestigieux domaines du Languedoc. Pour le critique américain Robert Parker, Daumas Gassac produit les vins «les plus grandioses de la région ».

Le domaine a été fondé par Aimé Guibert à la fin des années 1970. Il y confectionne l’un des vins de pays (IGP) le plus réputé et le plus cher de France, aujourd’hui référence incontestable des vins du Languedoc.

Le domaine s’étend sur 80 ha dont 40 ha plantés en vignes (cabernet sauvignon pour les vins rouges et chardonnay, petit manseng et viognier pour les vins blancs). Il est situé dans la Hautes Vallée du Gassac à Aniane. Ce terroir exceptionnel fut découvert dans les années 1970 par Henry Enjalbert, titulaire de la chaire de géographie à l’académie de Bordeaux. Il découvrit qu’il existait ici, au milieu du massif de l’Arboussas, sous le manteau épais de la garrigue, une quarantaine d’hectares d’un sol profond, parfaitement drainé, pauvre en humus et matières végétales, riche en oxyde minéraux (fer, cuivre, or etc.). Un  autre facteur rend ce terroir vraiment exceptionnel, le climat. La Haute Vallée du Gassac jouit en effet d’un microclimat plutôt frais qui correspondant à une altitude climatique de 500 mètres. Ayant eu à expertiser le terroir, Émile Peynaud,  devait déclarer : « Il est bien rare pour un œnologue d’assister à la naissance d’un grand cru ».

Le combat d’Aimé Guibert de la Vaissière contre le géant américain

Au tout début du XXIe, le domaine se trouva confronté aux attaques du géant américain, le groupe Mondavi (racheté depuis), alors premier exportateur de vins californiens. Tim Mondavi, fils de Robert, qui dirigeait le groupe installé en Languedoc depuis 1995, voulut en s’accaparant Daumas Gassac créer un vignoble d’exception. Il  projetait en plus d’abattre une forêt protégée de 2000 ha pour y planter de la vigne. Mais c’était sans compter avec l’opiniâtreté d’Aimé Guibert  « Cette forêt donne la fraîcheur de l’air, la qualité de vie, offre les joies de la chasse et des champignons. Pas question de l’arracher ! » déclara-t-il ! La bataille relatée par le film Mondovino de Jonathan Nossiter fut rude. Mais le combat fut gagné. Mondavi abandonna.