Palissage (viticulture)

Palissage (viticulture) : comme toute liane, la vigne a besoin d’un solide appui pour être conduite avec deux objectifs : maintenir la vigne et contenir les jeunes pousses de l’année. Ainsi dès la plantation de la vigne des piquets sont-ils posés pour permettre de soutenir le fil sur lequel la vigne va pousser. Les piquets sont plantés environ tous les 5 mètres et le fil est fixé à chaque piquet à une hauteur de 90 centimètres environ. Pour des vignes hautes, un palissage est nécessaire. Auparavant, si à chaque souche de vigne, on plaçait un échalas (ou piquet) aujourd’hui des piquets plus solides et moins nombreux sont utilisés. Un fil de fer porteur permet d’attacher le pied de chaque vigne.

Certains modes de taille ne nécessitent pas de palissage comme la taille en gobelet.

Palissage ou relevage

Le palissage a pour objectif de soutenir la végétation suivant le mode de taille choisi, de développer la surface foliaire exposée, d’éviter l’entassement de la végétation et d’assurer l’exposition et l’aération des raisin. Le palissage (ou relevage) qui s’effectue en général en juin consistera donc à relever et à placer les branches de la vigne entre deux fils de fer qui passent au dessus du rang et à attacher les rameaux de la vigne aux fils de fer du palissage. Cette technique permet au raisin de mieux voir le soleil car les branches sont remontées ce qui facilite la photosynthèse et  favorise plus tard le mûrissement du raisin. Autre avantage : cela permet une meilleure pénétration des produits phytosanitaires et facilite le travail de la vigne en laissant les rangs accessibles pour le passage du tracteur et permettre les traitements.

Enfin, il est de coutume de dire qu’un bon palissage économise un rognage (suppression de l’extrémité des pousses qui sont alors en pleine croissance).

Fils releveurs, ressorts de compensation et amarres

Le palissage est rendu possible grâce aux fils releveurs qui, situés de part et d’autre des fiches (piquets), domestiquent les jeunes pousses, d’autant que ces fils sont accrochés entre eux par divers moyens : les  S, crochets ou agrafes. Le nombre de fils releveurs dépend du port du cépage. On place également des ressorts de compensation pour que la tension du fil reste constante. Quant aux amarres, elles déterminent la résistance du palissage et lui assurent une certaine longévité. Les fils sont tendus par des piquets de bout de rang qui sont stabilisés par divers procédés d’ancrage.

Le bon choix des fils et des piquets

Pour les fils, leur longévité est fonction de la résistance mécanique et de la résistance à la corrosion. Les fils galvanisés sont d’autant plus résistants que la charge en zinc qui les enrobe est importante.

Pour les piquets, c’est le type de matériau qui détermine la longévité :

  • en fer, l’oxydation détériore les piquets d’autant plus vite que le sol est acide.
  • en bois, les attaques des champignons lignivores sont fonction de l’essence du bois. Le plus résistant est le pin autoclavé imprégné de fongicides et l’acacia.