Poulsard (cépage noir)

Poulsard (cépage noir) : il est aussi appelé ploussard, pelossard, blussart ou tout simplement plant d’Arbois car c’est en quelque sorte l’enfant du pays, l’enfant de l’Arbois. Il y occupe 14 % de l’encépagement soit près de 290 ha. Il a pour capitale, la commune de Pupillin.

Son origine est Franche-Comtoise, elle remonterait au XIVe siècle, tout au moins dans les écrits. Son nom viendrait de sa ressemblance avec les fruits bleutés du prunellier (prunelles ou pelosse). Il se vinifiait autrefois surtout en rosé, il l’est aujourd’hui davantage en rouge. Ce cépage à petites grappes peu compactes, offre des grains modérément colorés, d’un noir bleuté ou rose violacé, à la peau si fine qu’ils en sont presque translucides. C’est un cépage peu productif, un cépage délicat à débourrement précoce qui craint les gelées de printemps. Il est assez sensible aux maladies, l’oïdium, le mildiou et la pourriture grise. Il aime les sols gras et argileux, cette marne jurassique peu propice à d’autres cépages. Là, dans le Jura, le poulsard offre des vins rouges pastels, avec des nuances de jaune et d’orange, rosé et délicat comme une aquarelle a-t-on pu dire. Prédominent  des arômes de fruits rouges et noirs, de la groseille à la fraise des bois, en passant par la griotte et la prunelle avec des notes de sous-bois et d’écorce épicée.
Le poulsard se retrouve dans les appellations Arbois, Arbois Pupillin, l’Etoile (où il est vinifié en blanc), Côtes du Jura, Crémant du Jura, Macvin du Jura, Bugey.