Pointe (Champagne) mise sur pointe

Pointe (Champagne) voir : mise sur pointe : cette mise sur pointe est une technique qui apparaît en 1813. Au départ,  il s’agissait d’une simple planches murales percées de trous où étaient piquées les bouteilles. On dit que l’invention du pupitre est l’œuvre de la veuve Clicquot et son chef de cave, Antoine de Müller. Ils eurent l’idée de découper dans une table de cuisine des trous percés obliquement, afin que les bouteilles puissent être inclinées à des angles variés et surtout ne quittent plus leur logement pour être remuées. Aujourd’hui,  la mise en pointe a beaucoup évoluée. Les bouteilles sont inclinées à 35° environ sur un chevalet en chêne, ce fameux pupitre constitué de deux faces planes assemblées par des charnières. Chaque face est percée de six trous taillés en biseaux sur dix rangées. Chaque pupitre peut porter 120 bouteilles. Le caviste, chargé de cette manipulation qu’on appelle aussi remueur, donne un coup de poignet, afin de décoller le dépôt du verre et faciliter le glissement vers le col. Le vin devant être parfaitement limpide au début de tout remuage, on le laisse ensuite reposer deux à trois semaines.

Le remuage par automate

En 1973, les premières Gyros animées par des automates programmables firent leur apparition. Elles permirent d’imprimer à 504 bouteilles des mouvements rigoureusement identiques à ceux du remuage manuel, par le biais d’un programme électronique et d’un support motorisé. Ce procédé d’abord champenois, s’est répandu ensuite très vite en France et à l’étranger, partout où sont élaborés des vins mousseux de qualité faisant appel à une seconde fermentation en bouteilles.
(Sources : UMC)